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Ondes électromagnétiques : un rapport prône la réduction des expositions

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© 2009 AFP (Mychele Daniau)

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail se prononce jeudi dans un nouvel avis pour une réduction des expositions, estimant qu'"il n'est plus temps de ne rien faire", malgré l'absence de preuves formelles sur la nocivité des ondes électromagnétiques.

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail se prononce jeudi dans un nouvel avis pour une réduction des expositions, estimant qu'"il n'est plus temps de ne rien faire", malgré l'absence de preuves formelles sur la nocivité des ondes électromagnétiques.

"N'attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions", a déclaré Martin Guespereau, directeur général de l'Afsset, pour qui "il faut se poser les bonnes questions dès aujourd'hui", sans attendre des certitudes.

Téléphones portables, Wifi, Wimax, téléphones sans fil, radios, micro-ondes, antennes-relais, radars... nous baignons en permanence, à la maison, au bureau et même dans les espaces publics dans les radiofréquences. Il s'agit des technologies utilisant des champs électromagnétiques dont la gamme de fréquences (nombre d'oscillations en une seconde) est comprise entre 9 kHz et 300GHz.

 

 

 

 

 

 

 

© 2009 AFP

Téléphones portables, Wifi, Wimax, téléphones sans fil, radios, micro-ondes, antennes-relais, radars... nous baignons en permanence, à la maison, au bureau et même dans les espaces publics dans les radiofréquences. Il s'agit des technologies utilisant des champs électromagnétiques dont la gamme de fréquences (nombre d'oscillations en une seconde) est comprise entre 9 kHz et 300GHz.

Face au développement de la téléphonie mobile et à la montée des inquiétudes, le gouvernement a demandé en 2007 à l'Afsset une "mise à jour" d'un précédent avis de 2005, qui concluait à l'absence de risque avéré des téléphones mobiles et des antennes-relais. L'Afsset a élargi son expertise à l'ensemble des radiofréquences.

Son nouveau rapport, réalisé par un groupe de travail incluant des experts en sciences humaines et sociales et un observateur représentant les associations, va beaucoup plus loin.

Les experts ont examiné un millier d'études publiées depuis 2005, y compris le rapport BioInitiative souvent cité par les associations. Le groupe de travail a conduit aussi une trentaine d'auditions.

Les experts ont constaté que si une majorité des études ne constataient pas d'effets des ondes, un petit nombre évoquaient tout de même des effets biologiques possibles tels que l'auto-destruction de cellules ou la modification du débit sanguin cérébral.

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© 2009 AFP (Pierre Verdy)

'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a été chargée en 2007 par le gouvernement de mettre à jour son expertise de 2005 sur les effets de la téléphonie mobile (téléphones et antennes) et de l'étendre à tout le domaine des radiofréquences (Wifi, Wimax, téléphones sans fil, radios, micro-ondes...).

 

 

 

 

Martin Guespéreau a fait valoir qu'on avait seulement "dix grosses années de recul" et qu'on ne pouvait donc savoir si les "signaux" qui émergent constituaient un simple "biais statistique" ou une vraie "tendance".

Dans cette incertitude, l'Afsset a estimé qu'il fallait creuser davantage avec de nouvelles études plus précises et approfondies, et en attendant, prendre des mesures. "Dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée", tranche l'avis.

"On est loin de l'idée : +on n'a rien prouvé donc on ne fait rien+", remarquait-on jeudi à l'Afsset, où l'on évoquait le principe de prudence ALARA (As Low As Reasonnably Achievable, aussi bas que raisonnablement possible) défendu dans le domaine environnemental, notamment en matière de radioactivité.

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© 2009 AFP (Francis Nallier)

L'Afsset note à cet égard que les niveaux d'exposition sont beaucoup plus élevés du fait des téléphones portables que des antennes-relais et s'inquiète qu'une réduction de la puissance des antennes-relais puisse augmenter l'exposition aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles.

Pour le téléphone portable, à l'origine des niveaux d'exposition les plus élevés, l'Agence suggère notamment l'utilisation de téléphones mobiles à faible débit d?absorption spécifique (DAS), qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable.

Pour les antennes-relais, elle demande une cartographie des zones présentant les intensités les plus fortes (où se croisent des faisceaux d'ondes) et une réduction des niveaux d'exposition dans ces zones, ainsi que la mutualisation des émetteurs. En revanche, elle met en doute l'opportunité de réduire le niveau d'émission de toutes les antennes, comme le souhaiteraient les associations.

Et faute de "pouvoir prouver l'inexistence d'un risque", l'agence suggère aussi, plus globalement, "l'usage modéré des technologies sans fil".

 

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Dernière mise à jour de cette page le 19/05/2010