Actualité Loire-Atlantique
Six communes ont l'obligation de créer une aire d'accueil comme celle de Bouguenais. Photo NB Six communes de plus de 5 000 habitants ont de nouvelles obligations. D'autres doivent se mettre à jour.
LOIRE-ATLANTIQUE
C'est un document volumineux de 145 pages. Son nom ? Schéma départemental d'accueil des gens du voyage de Loire-Atlantique 2010-2016. Depuis le début de l'année, ce projet, élaboré par la préfecture et le conseil général, agite bon nombre de conseils municipaux, qui doivent le valider. Le schéma rappelle aux communes leurs obligations en matière d'aménagement d'aires d'accueil des gens du voyage. Dans le lot, il y a celles qui jouent le jeu. Et celles qui traînent les pieds. En dépit de ces quelques mauvais élèves, le bilan du schéma précédent, courant sur la période 2002-2008 a été jugé « favorable ». « Fin 2008, 62 % des 805 places prévues ont été réalisées. Avec les projets en cours, ce taux devrait rapidement passer à 71 % », précise le document. « Les communes ont globalement été volontaires pour mettre en oeuvre le schéma, mais elles se sont heurtées à de nombreuses difficultés : disponibilités foncières, protections naturelles, procédures d'acquisitions, d'expropriations, procédures d'urbanisme ou recours contentieux », ajoute la préfecture.
Un délai de deux ans
Au 1er janvier 2009, six communes du département ont franchi le seuil des 5 000 habitants. Elles figurent désormais au schéma, conformément à la loi Besson du 5 juillet 2000. Ces municipalités doivent créer une aire dans un délai de deux ans. La capacité de ces aires d'accueil est définie en fonction des besoins actuels et futurs de la population. Soit seize places pour Le Loroux-Bottereau, Vigneux-de-Bretagne, et Saint-André-des-Eaux, dix pour Herbignac et six pour Pont-Saint-Martin et La Chevrolière. « Nous respecterons la loi, assure Johann Boblin, le maire de La Chevrolière. Nous envisageons de mutualiser nos besoins avec Pont-Saint-Martin. La réflexion est en cours avec les élus martipontains ».
Au lieu d'avoir deux aires de six places, les deux communes pourraient opter pour une seule aire de douze places. Une manière de réduire les coûts et la gestion de l'infrastructure.
Jérôme Jolivet
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